agnes

AniLouve et moi sommes allées à l'exposition "Agnès Varda, triptyques atypiques". Streep'types, il y avait des mecs à poil, c'était chouette. Il y avait aussi Alice et les vaches blanches. Marie dans le vent. Et d'autres triptyques, aucun tricorne. Nous avons aimé.

Le tour de galerie était presque bouclé lorsquen ous avons croisé un récipient rempli de petits papiers pliés avec un panneau "servez-vous". Je ne sais quel usage AniLouve réservait à ces papetons mais elle en a aussitôt choisi un. Elle a lu :

"beau ... comme la rencontre fortuite sur une table de dissection d'une machine à coudre et d'un parapluie. Isidore Ducasse comte de Lautréamont (les chants du Matador"

Fugitivement, j'ai lu une certaine déception sur le visage d'AniLouve ainsi qu'un soupçon de doute. Et vivement, elle a tendu la main est s'est emparé d'un nouveau apophtègme. C'était exactement le même ! Ni vue ni connue, elle l'a replié et reposé. Imaginer le dialogue entre la machine à coudre et le parapluie  était au delà de ses capacités (- Bonjour parapluie, - Bonjour machine à coudre, tu passes par là inopinément ? - A petits points, de grosses gouttes ...)

Bon, alors, l'imagination, la rencontre improbable et tout et tout et tout, c'était de l'arnaque, tout combiné, car à quelques mètres, allongés sur une grande table, gisaient une machine à coudre et un parapluie. Et ils se taisaient.

Salut les tripatouillages !