
Longtemps l'expression "je te paie des nèfles" ou encore "tout ça pour des nèfles" m'a plongé dans un abîme de perplexité. Comment l'un de mes fruits préférés pouvait-il être rabaissé au rang de queues de cerises, voire moins ?
Et pourquoi affirmer que ce fruit ferme, juteux, savoureux, très légèrement acide, ne devait être consommé que blete ? Pure hérésie !
En fait, c'est une question d'usurpation d'identité. Mes nèfles, ou nèfles du Japon, ou bibaces, ne sont pas les nèfles usuellement appelés nèfles. Mais que je les aime !
Quoique les noyaux contiennent de l'acide cyanhydride, dans mon enfance on me disait de les sucer, qu'ils deviendraient dorés. Et de génération en génération, on suce les pépins !
Par contre j'ai aperçu une recette de côtes d'agneaux aux nèfles, et l'idée de les faire cuire est nouvelle pour moi. Dommage' que la saison soit si courte, j'essaierai volontiers.
Salut les nèfles ! Allez les bibaces, allez !