Violette, je t'ai un peu délaissée ces derniers temps. Mais la fête des mères vient juste de passer, alors tu comprends, si tu veux, tu pourrais me donner les vieilles cartes écrites pour ma mère. Pour commencer, celle de 1954. Mon père m'avait emmenée en expédition secrète l'acheter chez le papetier au coin de la rue, dans un minuscule boui boui. Je me rappelle le mystère ayant entouré l'événement.

Tu sais Violette, j'avais un poupon tout pareil, il s'appelait Jean-Luc et me consolait de tous les maux, mais je n'étais pas du tout aussi blonde que cette fillette.

Tu as vu Violette, comme j'écrivais bien, quelques jours avant mes six ans. Mais on m'avait tracé les lignes !
Est-ce que comme moi, tu trouves qu'en ces années-là, les cartes étaient romantiques et pleine de fraicheur ? Donne moi celle qui se déplie.

Voyons Violette, il faut l'ouvrir ! J'adore ce dessin !

Avant d'avoir une indigestion de tendresse, si tu le permets, nous pourrions aussi sortir la petite fermière.

Voilà, très bien. Merci Violette et Salut à toi ! Et salut à toutes les mamans et tous les papa du monde (non, il n'est pas trop tard).