Bonjour le lapin sémal

Il est d'accord, mais il croit la situation désespérée.
Ajout du 14 juillet 2011 : avec qui, avec quoi, ce lapin est-il d'accord ? Les commentaires ayant été perdus, la situation est vraiment désespérée. Mais il est d'accord.

Il est d'accord, mais il croit la situation désespérée.
Ajout du 14 juillet 2011 : avec qui, avec quoi, ce lapin est-il d'accord ? Les commentaires ayant été perdus, la situation est vraiment désespérée. Mais il est d'accord.

Je l'ai croisé cet après-midi, vautré dans le caniveau, déglingué, grinçant et grimaçant. Les yeux cavés, le sourire amer. Je me suis baissée pour recueillir ce frère.
Salut Lapin ! Trop tard, trop tard.

Je n'aime pas que les pieds se cavalent, sais-tu ? Où crois tu aller ainsi ? Tu aurais dû rester soudé à la boîte. Un peu de solidarité et la vie est plus ensoleillée. Pense un peu à ta copine la clef. Imagine qu'elle tombe dans le trou. Elle serait irrémédiablement perdue, et ce serait TROP TARD. Faudrait encore que je te console. Regarde comme elle est belle. On ne peut pas la lâcher seule dans la nature.
Alors, c'est d'accord ? Tu veux bien être recollé ? Tu ne vas pas te débattre, promis ?
D'ailleurs tu sais, tu as fait un mauvais calcul. Avant, tu pouvais observer un petit morceau des gens qui passaient devant toi.Tu pouvais même m'apercevoir à mon bureau. Tes désirs de liberté ne t'ont pas mené loin, tu as été repris et te voilà enfermé tout au fond des oubliettes.
Salut le pied ! N'écoute pas mes salades ; si tu peux t'évader, fais-le.

Oh le romantisme suranné ! Les vieilles roses, le décor champêtre, le pâtre musicien, la belle faussement indifférente, la mandoline abandonnée ...
Voulez-vous, Ma Mie, m'accordez cette danse ?
Mon dieu mon dieu, que c'est mièvre à chier !
Mais c'était la boite à trésor de Grand-mère. Quelles lettres mystérieuses y gardaient-elles ? Oh, j'imagine plutôt des documents administratifs.
J'ai toujours connue cette boite, mais je ne l'ai jamais fouillée.
Sauf maintenant.
Coincée tout au bout d'une étagère, entre des classeurs et des boites vides de whisky, elle recèle des piles.
Ce n'est pas très esthétique.
L'habitude, je ne la vois plus.
Salut la boite ! Je tiens tout de même à toi. Salut Grand-mère !
(Watteau, au secours !)

Une belle de jour peut-être, ou une belle de nuit ?
Les femmes de mon enfance appelaient volontiers "Ma Belle" tous les membres proches de la gente féminine.
Ma Belle, donc !
- Nicole ?
- Oui, ma Belle.
- Dis-leur, à tous les désespérés du Net, que MOI, je veux VIVRE.
- Je leur dirai.
Salut ma Belle ! Accroche-toi !

Je crois qu'il faudrait un pétassou au Pétassou car là, il se décolle du col.
Dis donc Pétassou, ta copine la porte, elle garde les compteurs électriques, ou les compteurs d'eau ? Comment tu ne sais, pas ? Tu ne vois pas de l'autre côté ? Même en regardant en biais ? Et, il y a du bruit là bas derrière ? Juste de petits "zonzonzon" ? Bon, alors derrière tu ne vois pas ; et devant ? Des chiens qui s'arrêtent faire pipi ? Des chats ? Des gens avec des serviettes de bain ? Des enfants en vélo ... Oui, oui, OK. Du moment que personne ne joue aux boules dans les allées et que de vilains ballons ne te tapent pas dessus. Comment ça, tu aimes les ballons ? C'est interdit, tu le sais bien. Tu voudrais que je te dessine un petit soleil dessus ? Ben, c'est interdit aussi, Pétassou, mais regarde les goélands, ils dansent pour toi.
Salut Pétassou et au revoir ! Attends moi, je reviendrais aux beaux jours ! Essaie de t'accrocher à la porte.

Des sous, des sous, donnez des sous !
Oui, bon, des fois je donne, des fois non.
Pour que je donne, on cherche à me foutre mauvaise conscience, et aussi on me fait de petits cadeaux : donnant/donnant !
Alors là, j'ai 9 étiquettes à mon adresse et une loupe.
Une loupe, je vous demande un peu !
Ça m'énerve, ah oui, on peut dire que ça m'énerve !
La pub, c'est vraiment n'importe quoi :
"Les chercheurs travaillent sur l'infiniment petit. Cette loupe est un peu le symbole de cette quête qui permet les grandes découvertes. Pratique, elle vous rappellera la pertinence de leurs travaux pour notre santé à tous".
Et la pertinence des dépenses de marketing ou je ne sais comment on appelle ça ?
Salut la loupe ! Rends malade les maladies !

- Elles étaient bonnes, mes tomates ?
- Pas mal. Je les ai fait réduire avec de l'ail haché dans de l'huile d'olive, sel et poivre, cela a assaisonné mes pâtes.
- C'est pratique, non ? J'aurais préféré que tu me tires le portrait quand j'étais jeune et intacte.
- Intacte ? Console-toi, j'ai utilisé de l'huile d'olive vierge.
- Mais pourquoi tu m'as sortie de la poubelle pour me photographier ?
- Imagine-toi qu'il n'y a plus que 925 000 000 de personnes dans le monde qui ont faim. C'est en baisse. Un bon chiffre. De quoi se réjouir, non ?
- 925 millions ?
- Oui.
- Et c'est pour cela que tu m'as sortie de la poubelle ?
- Oui ; j'ai eu la flemme de te racler davantage. Il en reste.
Salut la boite ! Pas de quoi être fiers !

Trois questions
- Pourquoi l' abruti utilise un cochonnet dix fois plus gros que sa boule de pétanque ?
- Pourquoi cet abruti a un look aussi tarte ?
- Pourquoi le le grand inquisiteur n'a pas choisi une pancarte avec un gars à poil ? (le lotissement est naturiste).
- Où va-ton reconduire les chiens en infraction ?
- Pourquoi le chien a un look aussi tarte ?

- Oui, Ingrid je t'écoute.
- J'aimerais que tu me dises Bonjour.
- Bonjour Ingrid.
- Bonjour Nicole. Tu sais, c'est sur ton blog que j'aimerais que tu me dises Bonjour.
- Ah ?
- Les autres pots de la maison me snobent. Je les entends dire que je suis une étrangère, que je suis trop maniérée, que je n'ai pas bon genre, que je suis orgueilleuse,
- Bon, c'est d'accord.
- Mais tu as vu mes cigognes ?
- J'ai dit que c'est d'accord.
- La cigogne est le symbole de la piété et de la charité envers les parents.
- Bof, bof. Je les ai vues tes cigognes.
- Tu sais, tu pourrais m'utiliser pour boire ta bière.
- Je ne suis pas convaincue. Tu es trop lourde. Et d'abord, d'où tu sors, toi ?
- De Strasbourg.
- Je voulais dire, par quelle porte es tu rentrée ?
Salut Ingrid ! Ne t'inquiète pas ; tu n'as qu'à t'installer sur l'étagère, là, et attendre.