
- D'accord, d'accord, AniLouve, bonne année. Mais as-tu pensé à mes étrennes ?
- Des étrennes ? Ah, non.
- Tu veux dire que cette année non plus tu n'as rien à m'offrir ? Des mouchoirs, des CD, des bijoux, des tailles crayons, des enveloppes, des bonbons, des canards, des lunettes, des médicaments ? Rien, vraiment rien ? Tu sais que c'est la honte pour un meuble de mon standing de demeurer vide ? Trois ans déjà que je n'ai aucun locataire, ou quatre ans, ou peut-être plus. En fait, depuis toujours, AniLouve. Mais pourquoi m'as tu adoptée si tu ne m'aimes pas ?
- C'est une déprime qie tu nous fais-là ? Je ne t'ai pas adoptée, tu sais. C'est à M. que tu appartiens ; mieux, c'est au radio-réveil de M. que tu es vouée. Alors, tu refermes ta petite porte et tu continues à filer le grand amour avec ce réveil. Et tu le supportes avec amour.
- AniLouve, pourquoi as-tu enlevé le réveil de ma tablette avant de prendre la photo ?
- Parcequ'il ne faisait pas très joli.
- AniLouve ? Je n'ai droit qu'au réveil, et il est moche, je résume correctement la situation, là ?
- Écoute, je vais te trouver quelques babioles. Des chaussettes, tu aimerais ? Salut Rosine !